Présentation
Créer une situation de formation
Animer une situation de formation
Fiches éclairage
Fiches outil
Références
   Glossaire
   Biblio/sitographie
Aides




Retour à l'accueil

Glossaire

Glossaire   |   Biblio/sitographie


Télécharger


Imprimer

A   B   C   D   E   F   G   H   I   J   K   L   M   N   O   P   Q   R   S   T   U   V   W   X   Y   Z


Abstraction Retour au menu
Opération de l'esprit qui permet d'isoler un élément ou un aspect d'une représentation. Dans la réalité cet élément ou cet aspect est indissociable de l'objet dont il fait partie.
Exemple : en disant: "Cette lampe est ronde et bleue", j'abstrais de l'objet : lampe, une forme : ronde et une couleur : bleue. Dans la réalité, je ne peux pas séparer le "rond" ou le "bleu" de la lampe. Mentalement, je peux le faire puisque je peux affirmer : "Cette voiture est du même bleu que la lampe".


Accomodation Retour au menu
Processus marqué par l'adaptation du sujet à des situations nouvelles d'où une modification de ses cadres mentaux.
C'est donc une action de l'environnement sur l'individu qui va avoir pour effet de provoquer des ajustements dans la manière de voir, de faire, de penser du sujet, en vue de prendre en compte ces données nouvelles quelque peu perturbantes. L'accommodation traduit l'action d'imposition du milieu sur l'activité cognitive du sujet, en le poussant à une réorganisation de ses connaissances, à une modification de sa manière de voir les choses, à la modification de ses conduites et de ses structures.
Concept développé par J. Piaget.

D'après G. Barnier, Théories de l'apprentissage et pratiques d'enseignement, Conférence du 14/10/2002, IUFM d'Aix-Marseille


Action de formation Retour au menu
Processus mis en œuvre, dans un temps déterminé, pour permettre d'atteindre les objectifs pédagogiques de la formation.

Source : Afnor
Livret Créer


Activité Retour au menu
Ce que fait réellement la personne physiquement, mentalement… : ce qui est mis en œuvre par la personne pour exécuter la tâche.
C'est une regroupement d'actions, qui ont, entre elles, une cohérence logique et pratique en fonction d'un but et des conditions.

Fiche éclairage n°7 Situation de formation


Affordance Retour au menu
Ensemble de potentialités mises à disposition par un environnement particulier. Ces potentialités existent en elles-mêmes, qu'elles soient perçues ou non. Par exemple, une chaise : un chat peut y dormir, une souris peut courir dessus, un enfant peut s'en faire une maison, un homme peut s'asseoir dessus ou l'utiliser comme escabeau, un jongleur peut l'intégrer à un numéro... Les affordances des objets peuvent soit suggérer une intention, soit permettre la réalisation d'une intention existante.
Concept élaboré par J. Gibson dans le cadre de la psychologie écologique
Mot construit à partir du verbe anglais to afford : être capable, avoir les moyens, fournir, offrir, procurer.

Fiche éclairage n°7 Situation de formation


Apprentissage Retour au menu
Fait d'apprendre, "saisir par l'esprit" et "acquérir pour soi des connaissances" (appréhender, internaliser les informations, les transformer en connaissances singulières).

Aide n° 10 Référentiel de compétences clés du domaine 5 - Apprendre à apprendre


Aptitude Retour au menu
Disposition naturelle ou acquise à effectuer une tâche.
C’est également le substrat constitutionnel d'une capacité, préexistant à celle-ci.

Aide n°8 Définition des termes utilisés dans le cadre de référence européen

Assimilation Retour au menu
Processus caractérisé par l'intégration de nouvelles idées, analyses, notions, ou nouvelles situations à des cadres mentaux déjà existants.
Il y a assimilation lorsqu'un individu (qui interagit avec son milieu de vie ou qui est confronté à un problème dans une situation d'apprentissage) intègre des données qui viennent du milieu ou de la situation problème, sans modifier ces données. Il intègre ces données en les reliant, en les coordonnant aux informations, aux connaissances dont il dispose déjà.
C'est l'action du sujet sur les objets qui l'environnent, action qui se fait en fonction des connaissances et des structures cognitives déjà élaborées. L'assimilation offre la possibilité d'intégrer les données nouvelles aux connaissances dont le sujet dispose déjà.
Concept développé par J. Piaget.

D'après G. Barnier, Théories de l'apprentissage et pratiques d'enseignement, Conférence du 14/10/2002, IUFM d'Aix-Marseille


Attitude Retour au menu
Etat mental et neurophysiologique, prédisposition à agir, construit par l'expérience. Cet état exerce une influence dynamique sur la personne en l'incitant à réagir, avec constance, d'une manière singulière dans des situations variées. Il rend plus ou moins prévisible un comportement déterminé dans une situation donnée.
Les attitudes sont supposées "être derrière" les comportements.

Aide n°8 Définition des termes utilisés dans le cadre de référence européen


Bénéficiaire Retour au menu
Apprenant potentiel, public visé à qui est destinée la situation de formation.

Livret Créer Repérages


But Retour au menu
Énoncé à visée institutionnelle et organisationnelle. Il décrit, de manière générale, les transformations visées à l’intérieur du champ de l’éducation et de la formation en vue d’effets escomptés à l’extérieur de ce champ.
Les buts sont généralement exprimés par une organisation, un groupe ou un individu, à travers un programme ou une action de formation précise.

Fiche éclairage n°4 Finalités buts objectifs


Cadre Retour au menu
Ensemble des théories, des principes d'action, des normes ou des valeurs généralement implicites et non formulés, par rapport auxquels prennent sens l'action, l'expression des opinions, le contenu des communications.

Fiche éclairage n°5 Cadre de référence européen


Capacité Retour au menu
Décontextualisée, susceptible d’être mise en œuvre dans des situations professionnelles ou sociales très différentes, transférable. C’est un potentiel d’action.
Possibilité de réussite dans l'exécution d'une tâche ou l'exercice d'une profession.

Source : Vocabulaire de la psychologie
Aide n°8 Définition des termes utilisés dans le cadre de référence européen


Commanditaire Retour au menu
Personne à l’origine de la demande de formation, mais qui n’est pas forcément celle qui paye la prestation de formation.

Source : Afnor
Livret Créer Repérages


Compétence Retour au menu
Hypothèse théorique permettant de rendre compte des processus par lesquels une personne mobilise, sélectionne et combine de façon opportune et créative des éléments de l’environnement et des ressources internes pour agir en situation avec efficacité.

Fiche éclairage n°1 Compétence


Compétences clés Retour au menu
Celles nécessaires à tout individu pour l'épanouissement et le développement personnels, la citoyenneté active, l'intégration sociale et l'emploi.

Source : Les Compétences clés pour l’éducation et la formation tout au long de la vie – Un cadre de référence européen

Compétences à la fois fondamentales, indispensables, sur lesquelles seront construites d’autres compétences et "qui ouvrent vers" de nombreuses situations donc sur une dynamique d’adaptation, de changement et d'autonomie.

Fiche éclairage n°2 Compétences clés


Compétences de base Retour au menu
Parfois assimilées au terme "littéracie" utilisé dans les pays anglo-saxons, elles sont composées des compétences nécessaires pour la vie courante (socle fonctionnel : compétences linguistiques, mathématiques et cognitives) et de celles permettant l’accès à l’autonomie dans la société de la connaissance.
Elles correspondent au bagage actuel de fin de scolarité obligatoire.

Fiche éclairage n°2 Compétences clés


Concept Retour au menu
Représentation abstraite de la réalité d'un objet, d'une situation ou d'un phénomène et faisant généralement l'objet d'un consensus au sein d'une communauté scientifique, technologique ou autre... La réalité représentée peut être concrète (un chien, une table) ou abstraite (un oncle, la liberté).

Structure qui réunit 3 éléments :
  • le mot qui le désigne [nommé "étiquette" par l'auteur]
  • les attributs qui l’identifient (la définition)
  • une pluralité de cas auxquels les attributs s’appliquent (les exemples)
    Chaque concept fait partie d’un réseau de relations.

    Source : Elève chercheur, enseignant médiateur, B-M Barth
    Fiche outil n°8 Cartographie des savoirs


    Connaissance (la) Retour au menu
    Processus psychique producteur des connaissances.
    Différentes théories tentent d’expliquer ce processus. Certaines le considèrent comme "un pur enregistrement par le sujet de données déjà toutes organisées indépendamment de lui dans un monde extérieur" :
  • le monde physique réel pour Aristote et les empiristes
  • un monde des idées pour Platon et les idéalistes
    Selon d’autres théories, dont le constructivisme de Piaget "le sujet intervient activement dans la connaissance et dans l’organisation des objets". Pour Piaget, "La connaissance authentique est une construction continue, créatrice de structures nouvelles".

    Source : Encyclopédie de La Pléiade 1977


    Connaissances Retour au menu
    Les connaissances sont les produits de la connaissance qui, elle est un processus psychique.
    Ressources internes de la personne, ce qu’elle sait et peut mobiliser en situation. Elles sont à distinguer de savoir (externe à la personne, communicable et reconnu par un collectif institué).
    De nombreuses théories sur l'origine des connaissances ont été élaborées. Elles peuvent être classées en trois grandes catégories :
  • L’IDÉALISME : les connaissances nous viennent d’idées innées dont nous sommes porteurs. Cette conception est celle de Platon, Saint Augustin, Descartes, des idéalistes allemands et de la Gestalt.
  • L’EMPIRISME : les connaissances nous viennent du monde, de notre environnement par l’expérience. Cette conception trouve son origine chez Aristote, se retrouve dans la scholastique, chez Thomas d’Aquin, les empiristes anglo-saxons et dans le behaviorisme.
  • LE CONSTRUCTIVISME est une conception des mathématiques défendue par Brouwer, reprise par Piaget dans le cadre de l’épistémologie génétique. Pour ce dernier, par ses actions sur le monde, le sujet construit ses structures cognitives en reconstruisant mentalement les objets à partir des stimuli venant de son environnement. Il s’instaure une dialectique sujet/objet provoquant une double structuration : celle du sujet et celle de l’objet.

    Aide n°8 Définition des termes utilisés dans le cadre de référence européen


    Consigne Retour au menu
    En formation, une consigne est l'énoncé qui détermine une tâche. Une consigne précise:
  • soit la réalisation observable attendue, sa forme et les conditions d'exécution de la tâche,
  • soit la zone de prise de conscience des connaissances qui seront construites ou des activités métacognitives à engager.

    Fiche outil n°13 Rédaction de consigne


    Constructivisme Retour au menu
    Théorie du développement de la connaissance et de la formation des connaissances. Elle est fondatrice des pédagogies actives. Elle s'oppose au préformisme pour lequel les savoirs seraient déjà là : dans le monde réel pour les empiristes ou innées chez les individus pour les idéalistes. De plus elle s’inscrit en faux d’une tradition très forte, tant dans l'idéalisme que dans l'empirisme, selon laquelle nos perceptions et nos conceptions reflètent la réalité d’un monde idéel ou réel. Cette conviction implique l'existence d'une réalité indépendante de l'observateur. Or, entre autres, les illusions d'optique mettent en évidence la non fiabilité de nos perceptions. Dès le 18ème siècle, Emmanuel Kant affirme que le sujet intervient dans le processus de connaissance. Pour Le Moigne il existe "des constructivismes". Toutes ces formes du constructivisme partagent l'idée qu'il faut rompre avec la conception d'une réalité indépendante du sujet qui l'observe. Pour Watzlawick, de l'école de Pao Alto : "toute réalité est toujours inventée". Selon le constructivisme : la perception ne saurait être le miroir de la réalité ; la vérité n'est pas une relation identitaire entre les savoirs et les objets du monde mais une construction toujours en cours.
    Les savoirs ne peuvent être réifiés, ils sont toujours en devenir.
    Le constructivisme fut à l'origine d'un mouvement artistique russe dans les années 1920, de la proposition de Brouwer d’un fondement des mathématiques sur un intuitionnisme constructiviste, de l'épistémologie génétique de Jean Piaget, d'une branche de la psychologie sociale qui s'intéresse aux représentations sociales, des travaux de l'école de Pao Alto...

    Pour Piaget, la connaissance et ses produits : les connaissances sont des constructions. Selon lui : "l’instrument d’échange initial (entre le sujet et les objets) n’est pas la perception, comme les rationalistes l’ont trop facilement concédé à l’empirisme, mais bien l’action elle-même en sa plasticité beaucoup plus grande". Il conçoit le développement psychique comme "des constructions successives et créatrices au cours desquelles l’action se transforme en opérations". Les actions étant intériorisées sous formes de schèmes sensorimoteurs au début du développement. Ces instruments opératoires nés grâce à l’action au sein d’un système matériel vont s’ouvrir "sur le monde intemporel des possibles et de l’inobservable". L’importance de l’action dans l’"Epistémologie génétique" amène Piaget à préconiser de "mettre tout l’accent sur les activités" en pédagogie. Piaget a donné un fondement théorique aux pédagogies actives.

    Source : Encyclopédie de La Pléiade 1977


    Domaine de compétences clés Retour au menu
    Un des 8 items que le cadre européen nomme "Compétences clés". Nous considérons en effet que chacun des items en question recouvre en réalité un ensemble de compétences clés.

    Fiche éclairage n°5 Cadre de référence européen


    Ecologique Retour au menu
    Relatif à l'écosystème, l'environnement, le milieu où vivent les êtres vivants, dont l'homme, avec une prise en compte des rapports de ces êtres entre eux et avec le milieu.

    D'après le Petit Robert 2010


    Educabilité cognitive Retour au menu
    Pour la définir, deux termes sont à situer :
    • par éducabilité il est indiqué une capacité de l’être vivant à bénéficier d’une activité d’éducation (on trouve trace de cette définition dans l’ouvrage de G Sand, "Histoire de ma vie") ; on en trouve trace également chez A Binet.
    • par cognitive, est désignée l’activité de connaissance.
    Parlant d’éducabilité cognitive de l’être humain, il est donc mentionné la propriété de la cognition, ou activité de connaissance, à être éduquée.

    Selon les auteurs, cette capacité d’éducabilité cognitive prend des significations différentes selon les conceptions de l’homme et de son développement auxquels les auteurs se réfèrent. Pour les auteurs du guide,
    1. L’éducabilité cognitive est corollaire de la propriété de modifiabilité cognitive (R Feuerstein).
    2. Les formes et les outils dans et avec lesquels "le penser" pense ne sont pas préfigurés dans le programme génétique de la personne : ils prennent forme ; ils deviennent…ils se "construisent".
    3. Si l’action est une condition nécessaire, elle ne peut être considérée comme une condition suffisante de la mise en place des "formes" dans lesquelles "le penser" se développe.
    4. Ce qui est mis en avant est le caractère social du développement : le développement de l’enfant n’est pas celui d’un être isolé ; il se réalise au contact des autres, d’une culture.
    5. L’accès aux outils est pour une part rendu possible grâce à l’intervention de médiateurs humains qui organisent la mise en relation du petit d’homme avec les situations, les signes, les significations de sa culture d'appartenance.


    Enrôlement Retour au menu
    Ce terme a, en général, une connotation péjorative. Ici il ne s'agit pas de l'enrôlement dans une quelconque secte mais d'un enrôlement aux exigences de la tâche proposée.
    Cet enrôlement vise à éveiller l'intérêt des apprenants pour la tâche, à les faire adhérer aux exigences de la tâche, à leur donner l'envie de l'effectuer.
    A cette fin, le médiateur signifie clairement son intention avec un vocabulaire compréhensible par les apprenants. (Il n'hésite pas à faire reformuler ses propos par plusieurs apprenants pour en vérifier la compréhension). Il fait en sorte que la présentation de son intention soit perçue comme une réponse à des besoins des apprenants et par là prennent sens pour eux. Il montre que ce qui va être construit ici et maintenant est transposable et pourra leur être utile ailleurs, le soir même et plus tard.

    Fiche outil n°15 Enrôlement


    Environnement Retour au menu
    Ensemble des conditions naturelles, fabriquées et/ou culturelles susceptibles d’agir sur et avec les organismes et phénomènes vivants ou non vivants, et les activités humaines. Cet environnement est nécessairement complexe.

    Fiche éclairage n°7 Situation de formation


    Equilibration Retour au menu
    Les deux processus d'accomodation et d'assimilation, à la fois complémentaires et antagonistes, caractérisent l'intelligence entendue comme adaptation, c'est à dire comme recherche du meilleur équilibre possible entre les deux, c'est à dire aussi entre l'individu et son milieu de vie, ou entre l'individu et la situation problème à laquelle il se trouve confronté. C'est en ce sens qu'on a pu parler d'équilibration majorante, c'est à dire de la recherche de l'équilibre (ou de la solution, du compromis) le plus favorable à l'individu.
    Cette équilibration, Piaget en parle en terme d'autorégulation.

    Source : Théories de l'apprentissage et pratiques d'enseignement, Conférence du 14/10/2002, IUFM d'Aix-Marseille, G. Barnier


    Etayage Retour au menu
    Soutien, mis en place par le médiateur (formateur ou autre), pour rendre l'apprenant capable de résoudre un problème, de mener à bien une tâche ou d’atteindre un but qui auraient été, sans cette assistance, au-delà de ses possibilités.
    J. Bruner a défini 6 fonctions d'étayage, M. Sorel 2 de plus.

    Aide n°16 Fonctions d'étayage


    Finalité Retour au menu
    Énoncé à visée politique et idéologique. Elle exprime un dessein (ce vers quoi l’on tend) qui, en référence à des valeurs, oriente le choix des buts, des objectifs et des méthodes.
    Les finalités sont généralement exprimées dans les discours des institutions, des détenteurs du pouvoir décisionnel ou des spécialistes des champs de savoirs mis en jeu.

    Fiche éclairage n°4 Finalités buts objectifs


    Financeur Retour au menu
    Personne ou entité qui procure les capitaux nécessaires à la réalisation de la commande de formation.

    Livret Créer Repérages


    Généralisation Retour au menu
    Processus mental qui consiste à étendre à une grande quantité d'objets ce qu'on juge vrai pour quelques objets du même type.


    Humanisme Retour au menu
    Théorie, doctrine qui prend pour fin la personne humaine et son épanouissement.

    Le mot "humanisme" peut prendre deux acceptions :
    • D'une part, ce vocable peut désigner le mouvement né en Italie au XIVéme siècle en opposition à la scholastique du Moyen Àge. Les promoteurs de ce courant d'idées ont traduit, étudié, commenté et diffusé les textes littéraires et philosophiques des anciens, plus particulièrement de Platon et d'Aristote. Aux XVème et XVIIème siècles, le courant humaniste s'est développé en France et en Europe.
      Les études critiques de ces textes ont petit à petit forgé l'idée de l'indépendance de la raison face à toute autorité qui a balayé les positions de la scholastique.
      D'après le Petit Robert 2010
    • D'autre part, ce terme peut qualifier des théories philosophiques ou des doctrines morales voire des mouvements politiques qui posent comme principe la dignité inaliénable de tout humain mais qui, par ailleurs, peuvent totalement s'opposer sur d'autres points. On peut parler de l'humanisme chrétien, boudhiste, existentialiste, personnaliste, libéral... ou de celui de Niestche, Feuerbach, Marx...
      Protagoras est souvent cité comme porteur de la pensée fondatrice de l'humanisme. Son célèbre aphorisme : "L'homme est la mesure de toute chose" parait démesurément anthropocentrique aujourd'hui.
      L'impératif catégorique de Kant : "Ne traite jamais l'humanité en toi et en l'autre simplement comme un moyen, mais toujours comme une fin." se présente comme la loi pratique des actions à dimension humaniste.


    Ingénierie de formation Retour au menu
    Ensemble de démarches méthodologiques cohérentes qui s'appliquent à la conception de systèmes d'actions et de dispositifs de formation pour atteindre efficacement l'objectif visé.
    L'ingénierie de formation peut comprendre l'analyse de la demande, des besoins de formation, le diagnostic, la conception du projet formatif, les moyens mis en oeuvre, la coordination et le contrôle de sa mise en oeuvre et l'évaluation de la formation.

    Source : Afnor
    Livret Créer


    Ingénierie pédagogique Retour au menu
    Fonction d’étude, de conception et d’adaptation des méthodes et/ou des moyens pédagogiques.

    Source : Afnor
    Fonction qui regroupe les différents processus conduits par le maître d’œuvre et le(s) formateur(s) pour construire et produire le dispositif pédagogique nécessaire à la réalisation d’une action de formation. L’ingénierie pédagogique comprend les phases suivantes : déclinaison des objectifs de formation en objectifs pédagogiques, choix des partis pris pédagogiques, choix des méthodes pédagogiques, conception et organisation des séquences pédagogiques, choix et/ou conception des supports pédagogiques, animation de la formation, évaluation des acquis des apprenants, réalisation du bilan du maître d’œuvre.
    Source : lexique Cedip
    Livret Créer


    Intelligence Retour au menu
    Ensemble de stratégies et de capacités mentales permettant l’apprentissage et l’adaptation à des situations nouvelles.

    Source : E Loarer

    Capacité de l'organisme de modifier ses structures mentales pour assurer une meilleure adaptation aux réalités changeantes auxquelles l'organisme est exposé. Cette définition propose une vision dynamique dépourvue de toute concrétisation fixiste et stable et conçoit l'intelligence comme un "pouvoir", une force, une énergie caractérisée par la plasticité et la capacité de se modifier pour mieux s'adapter aux conditions de vie.

    Source : R Feuerstein


    Intention Retour au menu
    Fait de se proposer un certain but.

    Source : Le nouveau Petit Robert de la langue française 2010

    Ce que se proposent (de réaliser) l'auteur ou les auteurs d'une action.

    Fiche éclairage n°4 Finalités buts objectifs


    Intention pédagogique Retour au menu
    Énoncé plus ou moins explicite d'effets, attendus à plus ou moins longue échéance et avec plus ou moins de certitude et d'intérêt par les formateurs, les personnes en formation, les prescripteurs ou les commanditaires de la formation sans oublier la société.

    Source : D. Hameline

    L'intention exprime la direction de changement que le formateur formule pour l’apprenant. C’est une anticipation ; elle donne une vision globale à moyen ou long terme. C’est l’orientation qui va donner du sens à l’intervention du formateur.

    Livret Créer


    Littératie ou littéracie Retour au menu
    Traduction du terme “literacy“ utilisé dans les pays anglo-saxons, qui désigne l'aptitude à identifier, comprendre, interpréter, créer, communiquer et calculer en faisant usage d’imprimés et d’écrits dans des contextes divers.

    Fiche éclairage n°2 compétences clés


    Maïeutique Retour au menu
    En obstétrique, la maïeutique désigne l'art de l'accouchement. En philosophie, elle désigne l'interrogation sur les connaissances, "l'art de faire accoucher les esprits" des vérités inconscientes qu'ils contiennent.
    Méthode d'enseignement de Socrate. D'après Platon, Socrate "faisait accoucher" l'esprit de ses interlocuteurs, parce qu'il leur faisait trouver eux-mêmes la vérité.

    Source : Dictionnaire historique de la langue française
    Fiche outil n°18 Attitude du formateur-médiateur


    Médiation des apprentissages Retour au menu
    Processus d'intervention dans lequel un intervenant s'interpose d'une manière particulière entre un apprenant et un objet d'apprentissage pour l'aider à fonctionner au-delà de son niveau actuel de compétence. Ce processus a pour finalité éducative ; l'autonomie de l'apprenant dans sa culture.

    Fiche outil n°9 Organisation de la séquence


    Métacognition Retour au menu
    Le concept de métacognition, comme ceux de conscience ou de médiation, a des origines philosophiques. La psychologie moderne a intégré et actualisé ces concepts, la pédagogie les active.
    Flavell définit la métacognition par cette généralité (1985) : “On l'appelle métacognition parce que son sens profond est la cognition sur la cognition”, Yussen (1985) précise “C'est cette activité mentale pour laquelle les autres états et processus mentaux deviennent objet de réflexion”. Flavell précise : “La métacognition se réfère aux connaissances du sujet sur ses propres processus et produits cognitifs […]. Elle renvoie aussi au contrôle actif, à la régulation et à l'orchestration de ces processus.”

    Il y a donc deux pôles de la métacognition :
    1) les métaconnaissances. Elles peuvent porter sur :
    • le fonctionnement mental en général (ex : la mémoire de travail ne peut peut pas contenir plus de 5 (+ ou -2) informations), ou sur le fontionnement mental particulier de la personne (ex : ma mémoire événementielle est défaillante) ;
    • les tâches : savoir que retenir l'esprit d'un texte est plus facile que d'en retenir le contenu ;
    • les stratégies : savoir comment on fait pour comprendre, pour apprendre une leçon, pour faire moins de fautes, etc. ;
    • l'interaction entre ces trois types d'objets, ce qui est le cas le plus fréquent;
    • les contenus de savoir, puisque savoir ce que l'on sait, beaucoup de chercheurs l'ont noté, en facilite l'utilisation. (ex: je sais les dates importantes de l'histoire de France)

    2) les habiletés métacognitives. Elles désignent les processus par lesquels le sujet opère un contrôle sur son activité pour en assurer la réussite par une sorte de vérification quasi permanente. Ce contrôle s'effectue par “expériences métacognitives” qui sont des prises de conscience du sujet sur le déroulement de son activité mentale.

    D'après Anne-Marie Doly, Métacognition et médiation, CRDP d'AUVERGNE 1997
    Aide n° 10 Référentiel de compétences clés du domaine 5 - Apprendre à apprendre


    Niveaux d'abstraction (échelle d'abstraction) Retour au menu
    Nous utilisons des signes parce qu’ils permettent de représenter des objets absents (qu'ils soient concrets ou objets de pensée), de manipuler ces représentations et de les communiquer. Ces signes sont plus ou moins abstraits en fonction de leur éloignement par rapport à leur objet de référence. On peut représenter un objet réel (matériel) avec des niveaux d’abstraction croissants : une figurine ou une maquette (représentation en 3 dimensions), une icône (image fidèle en 2 dimensions : dessin, photographie, peinture figurative…), un pictogramme (dessin figuratif stylisé), un symbole (qui renvoie à l'objet de référence en vertu d'une convention arbitraire ; par exemple : le mot "chien").
    Pour parler du monde, parmi ces représentations, nous utilisons les plus abstraites : les mots. Ce sont d’abord des symboles auditifs (langage parlé), éventuellement représentés par des formes écrites, qui représentent eux-mêmes des objets. Parmi ces mots, ceux qui ont un référent matériel (par exemple : "chaise") sont moins abstraits que ceux qui n’en ont pas (par exemple : "liberté" ou "cinq").
    Par ailleurs, plus on regroupe les objets en catégories de plus en plus larges, plus on monte en abstraction. Par exemple, le concept symbolisé par le mot français "chaise" est inclus dans "siège", lui-même inclus dans "mobilier". "Mobilier" est plus abstrait que "chaise". Autre illustration : l’ensemble des nombres entiers naturels (N) est inclus dans l’ensemble des nombres entiers relatifs (Z), lui-même inclus dans l’ensemble des nombres décimaux (D), inclus à son tour dans l’ensemble des nombres rationnels (Q), qui est inclus dans l’ensemble des nombres réels (R). R est plus abstrait que N.
    De manière générale, l’incluant est toujours plus abstrait que l’inclus.
    Ce qui nous préoccupe dans les situations de formation, c’est la distance entre le niveau d'abstraction requis pour appréhender la tâche (structure de surface) et le niveau d’abstraction requis pour résoudre le problème posé par la tâche (structure profonde). Par exemple : pour réaliser un gâteau pour 7 personnes à partir d’une recette pour 4 personnes. L’appréhension de la tâche se fait à partir de : 30 g de farine, 6 œufs... (univers de la cuisine) alors que la résolution du problème nécessite de manipuler un concept plus abstrait : la proportionnalité (univers des mathématiques).

    Aide n°18 Structure profonde, structure de surface


    Niveau de complexité Retour au menu
    Pour une tâche donnée, il est tributaire :
    • du nombre d'informations à traiter, du nombre de variables qui les constituent et de leur niveau de dépendance
    • des modalités de traitement de ces informations (en successif, en simultané) et de leurs relations (par exemple: reliées soit par et, soit par ou, soit par plus petit que...)
    • du nombre et des interactions entre opérations cognitives requises pour réaliser la tâche
    • du niveau d'abstraction sollicité pour réaliser la tâche
    • des niveaux d'abstraction sollicités pour appréhender la tâche et la réaliser

    Aide n°18 Structure profonde, structure de surface


    Notion Retour au menu
    Connaissance immédiate, intuitive ; idée générale.


    Objectif / objectif général Retour au menu
    Énoncé à visée pédagogique. Il décrit les résultats attendus de toute action de formation; ce à quoi devrait aboutir l’activité de l’apprenant, dans des conditions déterminées.
    Un objectif général décrit l’une des visées de l’action de formation. Il se décline ensuite en objectifs et sous-objectifs.
    Ces derniers sont définis par le formateur.
    Dans le cadre de ce guide, un objectif général est une compétence. Il énonce ce que l'apprenant aura construit à l'issue d'une séquence.

    Fiche éclairage n°4 Finalités buts objectifs


    Objectif cognitif ou de connaissance(s) Retour au menu
    Énoncé de la connaissance que l'apprennant aura construite en cours ou en fin de séance. A la suite d'une prise de conscience, l'apprenant verbalisera cette connaissance, sous une forme personnelle qui conservera la signification de l'objectif. Par exemple : la conséquence de la mise en relation de 2 éléments, une règle d'action, un concept… Cet objectif est en rapport avec la tâche "d'observation et d'analyse" de la tâche préalablement réalisée par les apprenants.

    Aide n°12 bis Préparation et animation d'une séance de médiation des apprentissages


    Objectif de production Retour au menu
    Enoncé décrivant la réalisation attendue ; celle qui sera observable concrètement, par exemple : un texte, une peinture, un enchaînement gestuel, une réparation, un exercice… Cet objectif est en rapport avec la tâche confiée aux apprenants.

    Aide n°12 Préparation et animation d'une séance de médiation cognitive des apprentissages


    Objectif métacognitif (ou de métacognition) Retour au menu
    Énoncé de l'amélioration du fonctionnement cognitif (fonctions, opérations, processus…) attendue en fin de séance. Ce gain dans le fonctionnement sera l'objet d'une prise de conscience et de sa verbalisation par l'apprenant.

    Aide n°12 Préparation et animation d'une séance de médiation cognitive des apprentissages


    Objectif opérationnel Retour au menu
    Énoncé d'intention pédagogique, terme d'origine comportementaliste
    Pour être opérationnel, un objectif doit satisfaire à quatre exigences :
    • décrire de façon univoque le contenu de l’intention pédagogique ;
    • décrire une activité de l’apprenant identifiable par un comportement observable ;
    • mentionner les conditions dans lesquelles le comportement souhaité doit se manifester ;
    • indiquer à quel niveau doit se situer l’activité terminale de l’apprenant et quels critères serviront à évaluer le résultat."
    Source : D. Hameline


    Opérateur Retour au menu
    Au sens courant du terme, opérateur désigne la personne qui opère, exécute une action.
    Dans un champ conceptuel, il dit en quoi consiste une transformation, il exprime et énonce les opérations mentales ou effectives que la personne réalise sur ou avec une entité de l'environnement (lui-même, ou une entité humaine ou non humaine, ou matérielle, ou symbolique).
    Par exemple : doubler une consonne, diviser par 7, écrire un "s" à la fin du mot.

    L'opérateur n'est autre en réalité qu'une écriture qui donne des ordres (ex: multipliez par 3).

    Source : S. Baruk
    Fiche outil n°8 Cartographie des savoirs


    Organisme de formation Retour au menu
    Toute personne physique ou morale ayant la capacité de souscrire des conventions ou des contrats de prestations de service dont l’objet est la formation. Cette expression désigne à la fois les formateurs indépendants et les organismes de formation. Les dispensateurs de formation sont soumis à des obligations légales et réglementaires particulières. S’ils sont de droit privé, ils sont tenus notamment de faire au préalable une déclaration d’existence. Les termes "dispensateur de formation", "organisme de formation" et "prestataire de formation" sont synonymes.

    Source : Code du travail
    Livret Créer Repérages


    Performance Retour au menu
    Résultat observable, par un tiers, de l'action ou des actions conduites par une personne ou un collectif. Ce résultat est mesurable sous réserve qu'une échelle de référence ait été préalablement élaborée. C'est de la performance que peut être inférée la compétence.

    Fiche éclairage n°1 Compétence


    Posture cognitive Retour au menu
    Manière dont une personne est spontanément en relation avec les objets de son environnement, propension à penser selon des orientations dominantes.

    Aide n° 20 Acte mental


    Prise de conscience Retour au menu
    Processus de représentation de la connaissance ou du contenu de l'action (démarche, stratégie, attitude…). "Emergence réflexive" qui conditionne la réutilisation de la connaissance ou du contenu de l'action.
    D'après J Piaget, la prise de conscience permet de passer de la centration sur le résultat à une centration sur les stratégies et les structures de connaissance qui rendent ce résultat possible.
    D'après B Inhelder, cette prise de conscience ne se réduirait pas à un simple éclairage mais exigerait une conceptualisation.

    Aide n° 10 Référentiel de compétences clés du domaine 5 - Apprendre à apprendre


    Procédure Retour au menu
    Ensemble des règles qui doivent être observées, méthode, marche à suivre pour obtenir un résultat.


    Processus Retour au menu
    Ensemble de phénomènes, relatifs à la progression, à l'évolution d'un système, conçus comme formant une chaîne causale progressive.
    Ensemble considéré comme actif, organisé dans le temps, en vue d'une transformation.

    Aide n° 20 Acte mental


    Propension Retour au menu
    Probabilité conditionnelle.

    Source : K. Popper
    Ensemble de potentialités dont l’actualisation dépend des environnements internes ou externes, physiques et matériels mais aussi sociaux et éducatifs.
    Aide n° 10 Référentiel de compétences clés du domaine 5 - Apprendre à apprendre


    Qualification Retour au menu
    Le terme désigne à la fois celle du poste (travail théorique) et celle nécessaire à l'opérateur pour occuper ce poste (travail prescrit). Déclinée par les formateurs en savoirs scolaires et capacités, elle est validée par les diplômes. Contrairement à la compétence, elle n'est pas pensée en référence à l'action concrète exigée pour réaliser une performance en situation concrète.

    Source : G. Jobert


    Règle Retour au menu
    Enoncé organisateur du champ de savoirs ; énoncé selon lequel sont mis en relation des concepts et/ou des objets et des opérateurs. Elle est générale, vérifiable et s'applique à des classes d'objets et/ou de situations bien définis. Elle induit des opérations cognitives effectives et/ou intériorisées chez le sujet.

    Source : L. D'Hainaut
    Fiche outil n°8 Cartographie des savoirs


    Représentation Retour au menu
    Constituant de la pensée. La représentation porte sur l'objet et sur la relation de la personne à cet objet.
    Les interactions d'une personne avec son environnement l'aménent à se construire mentalement et à stocker dans sa mémoire des images, des conceptions, des schémas, des symboles, des mots... Ces constructions mentales sont ses représentations de la réalité ou des actions possibles sur la réalité. Chaque personne réfléchit et agit à partir de ses représentations. Elles sont communicables.

    Système hiérarchisé de schèmes, à la fois processus (schèmes spécifiques), produit (de l'expérience), processeur (orientant l'interprétation du réel).

    Source : G. Vergnaud
    Aide n° 20 Acte mental


    Ressources internes de la personne Retour au menu
    Tout ce que la personne peut mobiliser en situation pour agir, que cela appartienne aux domaines cognitif, émotionnel, corporel, motivationnel ou social.

    Aide n° 2 Ressources internes à la personne


    Savoir être Retour au menu
    Socialement codé, il est l’expression de l’attitude. C’est la composante comportementale de la compétence à l’œuvre dans la réalisation d’une tâche.

    Aide n°8 Définition des termes utilisés dans le cadre de référence européen


    Savoir faire Retour au menu
    Attendu social, il est l’expression de l’aptitude. C’est la composante technique de la compétence à l’œuvre dans la réalisation d’une tâche.

    Aide n°8 Définition des termes utilisés dans le cadre de référence européen


    Savoirs Retour au menu
    Constructions sociales, liées à ce qu’un collectif de référence considère comme essentiel.

    Aide n°8 Définition des termes utilisés dans le cadre de référence européen


    Savoirs de base Retour au menu
    Communément désignés par la trilogie "lire, écrire, compter ou calculer", ils constituent les savoir faire procéduraux minimaux qu'il fallait maîtriser à l'issue du cursus scolaire obligatoire, au milieu du XXème siècle.

    Fiche éclairage n°2 Compétences clés


    Scénario Retour au menu
    Description de l'action d'un film ou d'une pièce de théâtre.
    Dans ce guide, le scénario décrit la situation d'usage choisie, énonce une première prescription de la tâche : une première écriture de la consigne initiale et définit les différentes étapes de la séance. Il permet au formateur d'évaluer la pertinence de la tâche par rapport à l'objectif visé.

    Fiche outil n°12 Scénario


    Schème Retour au menu
    Structure d'actions répétables dans des circonstances semblables ou analogues ; instrument de l'assimilation.

    D'après Piaget
    Organisation invariante de la conduite pour une classe de situations donnée. Le schème fonctionne comme un tout : c'est une totalité dynamique fonctionnelle, une sorte de modèle finalisé par l'intention du sujet et sructuré par les moyens qu'il utilise pour atteindre son but.

    Source : G. Vergnaud

    Toute action, manifeste ou intériorisée, comprend une certaine structure, c'est-à-dire une organisation qui s'actualise toutes les fois que cette action est appliquée à des situations semblables: le concept de schème désigne ces structures que l'on retrouve lors de la répétition d'une même action.

    Source : M-J Couchaere, Dictionnaire de la formation et du développement personnel
    Fiche outil n°8 Cartographie des savoirs


    Script Retour au menu
    Description détaillée et précise du déroulement d'une pièce de théâtre, d'un film, d'une émission (entrées et sorties des acteurs, leurs positions, leurs postures, leurs costumes, leurs paroles … éclairages, décors …)
    Dans ce guide le script décrit de façon détaillée et précise le déroulement de la séance, la "mise en scène" prévue par le formateur. Les apprenants, les lieux... sont pris en compte avec leurs spécificités. Les enrôlements et les consignes y figurent sous leurs formes achevées ainsi que tous les changements d'organisation de l'espace, les formes de travail, les modalités d'affichage des productions....

    Fiche outil n°17 Script


    Séance Retour au menu
    Unité temporelle d'organisation de l'action de formation. En formation initiale, la séance correspond la plupart du temps à un cours. En formation continue, la durée de la séance est variable : jusqu'à la pause (1h ou 1h30), une demi-journée, une journée...

    Livret Créer


    Sentiment d'efficacité personnelle (SEP) ou sentiment de compétence Retour au menu
    Croyances d’un individu en sa capacité à résoudre les problèmes qu’il peut rencontrer dans son existence, soit sur le plan professionnel, soit sur le plan personnel. Le SEP contribue activement à la construction de l’image de soi, à la motivation à l’action et à la prise de décisions.
    Concept élaboré par A Bandura.

    Source : Pédagogie, dictionnaire des concepts clés, Raynal et Rieunier, ESF, 1997.
    Aide n°2 Ressources internes de la personne


    Séquence Retour au menu
    Unité thématique d’organisation de l’action de formation. Dans le cadre des compétences clés, l'objectif général d'une séquence est la compétence clé visée ou un ensemble d’éléments constitutifs de celle-ci.

    Livret Créer


    Situation Retour au menu
    Ensemble des relations (…) qui, à un moment donné, unissent un sujet ou un groupe au milieu et aux circonstances dans lesquels il doit vivre et agir.

    Source : Le nouveau Petit Robert de la langue française
    Fiche éclairage n°7 Situation de formation


    Situation de formation Retour au menu
    Système dynamique qui relie, dans un lieu et une durée déterminés, un ou des apprenant(s), un ou des formateur(s), des domaines de savoirs liés ou non à des domaines de compétences et des environnements. Elle vise la réalisation d’un ou plusieurs apprentissage(s) concourant à l’évolution des personnes.

    Fiche éclairage n°7 Situation de formation


    Situation didactisée Retour au menu
    Une situation didactisée concerne une situation d’enseignement dont les processus et contenus ont fait l’objet d’une réflexion générale dans une discipline.
    Elle est construite en fonction des contenus à rechercher dans les champs disciplinaires, académiques ou non (point de vue des savoirs).

    Source : Dictionnaire historique de la langue française
    Aide n°14 Qualification d'une situation de formation


    Situation d'usage Retour au menu
    Situation de la vie courante, telle qu'elle peut être rencontrée dans la réalité, qu'elle relève du contexte personnel, social ou professionnel. Cette situation d'usage servira ensuite de référence pour la conception de la situation de formation.

    Livret Créer


    Situation éducative Retour au menu
    Une situation est éducative lorsqu’elle est caractérisée par la réalisation d’un apprentissage par l’apprenant.

    Source : Dictionnaire historique de la langue française
    Aide n°14 Qualification d'une situation de formation


    Situation pédagogique Retour au menu
    La situation pédagogique est la forme organisée par le formateur en fonction de son intention de faire apprendre quelque chose à quelqu’un.

    Source : Dictionnaire historique de la langue française - Le Robert
    Aide n°14 Qualification d'une situation de formation


    Situation problème Retour au menu
    Situation pédagogique conçue par le pédagogue dans le but de créer un espace de réflexion et d’analyse autour d’un problème à résoudre (ou d’un obstacle à franchir, selon la terminologie de Martinand). L'apprenant ne dispose pas de procédure de résolution, soit parce que les connaissances nécessaires à la résolution font défaut, soit parce que les connaissances appliquées ont conduit à l’échec. Elle doit alors permettre à l'apprenant de conceptualiser de nouvelles représentations.

    Source : Pédagogie, dictionnaire des concepts clés, Raynal et Rieunier, ESF, 1997.

    La situation d'apprentissage de base, constructiviste par excellence, est la situation-problème. Pourquoi ? Parce qu'elle est à même de favoriser le développement d'un conflit cognitif lequel apparaît dans la théorie constructiviste comme capable de générer des changements conceptuels, de faire progresser les élèves.
    Une situation problème est telle que ce que l'élève connaît et sait faire actuellement n'est pas immédiatement suffisant pour qu'il puisse répondre correctement. La difficulté qu'elle présente doit se situer dans la zone proximale de développement de l'apprenant pour, qu'avec la médiation de l'enseignant/formateur, il la surmonte.

    Source : Théories de l'apprentissage et pratiques d'enseignement, G. Barnier


    Skill Retour au menu
    Habileté, adresse, dextérité.
    Basic : fondamentale, basique - Core : au centre, cœur, noyau - Key : clé, d'une importance capitale

    Source : Harrap's New Standard 1980 - 4 volumes
    Fiche éclairage n°2 Compétences clés


    Socioconstructivisme Retour au menu
    Théorie de la connaissance et de l’apprentissage qui désigne aussi un courant pédagogique.
    Cette théorie possède les caractéristiques du constructivisme (voir glossaire), mais elle s’oppose en plusieurs points à l’épistémologie génétique de Piaget. En particulier, sur le caractère foncièrement social du fonctionnement des personnes que Piaget a complètement négligé. Dans le courant pédagogique du même nom, une grande importance est accordée d’une part, aux interactions entre apprenants, d’autre part, aux médiations des formateurs dans les activités d’apprentissage.
    Lev Vigotski, psychologue russe, est le promoteur de cette théorie et de ce courant pédagogique. Jérôme Bruner, psychologue américain, a enrichi ce courant des concepts d’étayage et de format, les néo piagétiens Perret-Clermont, Doise et Mugny lui ont apporté le concept de conflit sociocognitif. Reuven Feuerstein a alimenté cette mouvance en établissant une liste des critères de médiation et le concept d’environnement modifiant.
    Ce courant pédagogique très vivace est le lieu de nombreuses expérimentations. Des pratiques d’enseignement émergentes s’en inspirent : les fournisseurs d’e-learning font en sorte de créer des réseaux d’échanges entre apprenants via internet. La "classe inversée" est une pratique balbutiante qui s’inspire de ce courant.

    Au cours des années 1920-1930, Lev Vigotski, s’assigne un double but : "reformuler la théorie psychologique sur les bases marxistes et inventer des voies concrètes pour une pédagogie adaptée à la lutte contre l’analphabétisme". Il va poser les fondements de la psychologie dialectique sur une conception historico-culturelle des phénomènes psychologiques. Selon lui, "l’originalité de la psychologie dialectique" est qu’elle tente de définir de manière absolument neuve l’objet de son étude. C’est, formant un tout, le processus du comportement, qui a pour caractéristique d’avoir un aspect psychique et un aspect physiologique. Ce parti-pris fondamental est en rupture avec la position académique étudiant le psychisme comme un processus formant un tout indépendant.
    Menant de pair recherche expérimentale en psychologie et application pédagogique, il fonde le "socioconstructiviste". Cette théorie s’appuie sur l’idée selon laquelle l’individu ne devient pas social mais qu’il l’est originellement et qu’il va s’individualiser sous l’effet des interactions avec les autres. Il va apprendre en agissant sur son environnement humain et non-humain et en le transformant. Pour ce faire, il a besoin des outils techniques et des signes (langage, écriture …), de sa culture qui vont médiatiser son action sur l’environnement.
    Selon Vigotski : "ce que l'enfant peut faire aujourd'hui en collaboration, il saura le faire tout seul demain". Il définit le concept de "zone proche de développement" (ZPD) pour situer les fonctions en maturation chez l'enfant. Il préconise de solliciter l’enfant au-delà de lui-même, "une tête au-dessus de lui-même". A contrario de la thèse de Piaget selon laquelle le développement précéde l'apprentissage, ses expériences lui permettent d'affirmer que : "le seul apprentissage valable pendant l'enfance est celui qui anticipe sur le développement et le fait progresser". Alors que Piaget pensait le langage égocentrique comme une première étape d’acquisition du langage qui, dans un deuxième temps devenait social, Vigotski montre que le langage égocentrique est le fruit de l’intériorisation d’un langage d’abord social.
    Ses résultats expérimentaux et l'étude critique des propres résultats de Jean Piaget mettent en évidence que le développement est produit par l’intériorisation des constructions effectuées lors d’échanges sociaux. Qu’il est social avant d’être individuel. Selon lui : "Chaque fonction psychique supérieure apparaît deux fois au cours du développement de l’enfant : d’abord comme activité collective, sociale et donc comme fonction interpsychique, puis la deuxième fois comme activité individuelle, comme propriété intérieure de la pensée de l’enfant, comme fonction intrapsychique".

    Bruner (né en 1915) parlant de Lev Vigotski affirme : "C’est son œuvre qui m’a très tôt convaincu qu’il est impossible de concevoir le développement humain comme autre chose qu’un processus d’assistance, de collaboration entre enfant et adulte, l’adulte agissant come médiateur de la culture".
    L’analyse d’interactions de tutelle adultes-enfants par lesquelles l’adulte tente d’amener l’enfant à résoudre un problème qu’il ne saurait résoudre seul lui a permis de formaliser les fonctions d’étayage que le médiateur met en œuvre dans le processus de médiation. Cet étayage est lié au concept de zone proximale de développement. Il devrait amener l’apprenant à réaliser seul ce qu’aujourd’hui il ne peut réaliser sans accompagnement. De plus, pour favoriser l’étayage et les échanges qu’il requiert le formateur crée un cadre qui va devenir familier aux apprenants. Ce cadre organise et régit les échanges. Ce format constant, familier pour les apprenants les rassure.
    Bruner a écrit, entre autres, une communication ayant pour thème principal "le caractère indissociable existant entre le développement humain individuel et les instruments de la culture dans laquelle il intervient" et rédigé un livre au titre sans ambiguïté : "Car la culture donne forme à l’esprit".

    Perret-Clermont, Doise et Mugny ont formalisé les conditions d’efficacité sur le développement cognitif des protagonistes d’un conflit sociocognitif suscité entre pairs.


    Stratégie Retour au menu
    Stratégie et tactique sont deux termes synonymes dans la langue courante. Ils désignent "L'ensemble des moyens coordonnés pour obtenir un résultat".

    Source : Le Petit Robert

    Dans le vocabulaire militaire, stratégie est opposé à tactique. Stratégie désigne l’art de faire évoluer une armée sur un théâtre d’opérations jusqu’au moment où elle entre en contact avec l’ennemi, puis, spécialement la partie de la science militaire qui concerne la conduite générale de la guerre et l’organisation de la défense d’un pays.

    Source : Dictionnaire historique de la langue française


    Tâche Retour au menu
    Ce qui est attendu de la personne, ce qu'elle doit réaliser; le prescrit. En formation, la tâche est exprimée au travers de la consigne.
    Celle conçue par celui qui en commande l'exécution.

    Source : Leplat & Hoc
    Livret Créer Concevoir


    Tactique Retour au menu
    Tactique et stratégie sont deux termes synonymes dans la langue courante. Ils désignent "L'ensemble des moyens coordonnés pour obtenir un résultat".
    Dans le vocabulaire militaire, tactique est opposé à stratégie. Tactique désigne l’art de combiner tous les moyens militaires (troupes, armements) au combat ; exécution locale, adaptée aux circonstances, des plans de la stratégie.

    Source : Le Petit Robert


    Théorie Retour au menu
    Ensemble organisé de concepts, lois, hypothèses appliqué à un domaine particulier. Construction intellectuelle méthodique qui a pour but d'expliquer la réalité.


    Transposition Retour au menu
    Désigne l'action de modifier quelque chose pour le faire passer dans un autre domaine à la différence de transfert qui signifie déplacer en l'état.
    Par exemple : la transposition d'une œuvre musicale d'une tonalité à une autre modifie la hauteur absolue de tous les sons, tout en conservant les mêmes intervalles.

    Source : Dictionnaire historique de la langue française A. Rey


    Valeur Retour au menu
    Désigne ce que le jugement personnel estime vrai, beau, bien, s’accordant plus ou moins avec le jugement de l’époque.
    Ce sont les valeurs, éléments fondateurs de l'éthique, qui orientent les choix et les actions de l'organisation et du formateur. Elles peuvent être divergentes.

    Source : Dictionnaire historique de la langue française A. Rey
    Fiche outil n°4 Auto questionnement valeurs et motifs

    Zone proximale de développement ou zone de proche développement (ZPD) Retour au menu
    Elle situe les fonctions en maturation chez l'enfant. Cette zone borne la zone du développement actuel. L'idée que la personne saura prochainement résoudre seule les problèmes qui, aujourd'hui, nécessitent un étayage est sous-jacente à ce concept.
    On peut mettre en relation la ZPD et les performances situées entre le niveau des performances que l’apprenant réalise seul et le niveau auquel il s’élève avec l’aide d’un autre (pair ou tuteur) plus expérimenté.
    Concept central des travaux de Lev Vigotski.